La montagne est un milieu risqué et ce, que l’on soit débutant ou confirmé, que l’on évolue sur pistes ou en dehors. Un accident est vite arrivé et sur l’ensemble des 300 stations françaises, les pisteurs-secouristes procèdent environ à 40 000 interventions annuelles. Bien évidemment, ils ne sont pas les seuls à porter secours en montagne. En parallèle, lorsque le mot secours est employé, on se demande souvent quels coûts ces derniers peuvent engendrer si un malheur venait à arriver. Enquête.

 

Qui assure les secours en montagne ?


Dans le milieu exigeant et difficile qu’est la montagne, trois services interviennent au titre du secours :
- les policiers avec les sections et les détachements de montagne des compagnies républicaines de sécurité (CRS),
- la gendarmerie, avec ses pelotons de gendarmerie de montagne (PGM) et de haute montagne (PGHM),
- les sapeurs-pompiers des SDIS, avec les groupes montagne des sapeurs-pompiers (GMSP).

À la différence des secours sur le domaine skiable, confiés aux communes, le secours en montagne relève de l’organisation des secours par l’État dans des zones d’intervention où celui-ci pallie l’incapacité de fait des communes d’agir. Les secours ainsi engagés par l’État sont par définition gratuits, aucune compensation financière n’est demandée aux communes ou aux personnes secourues. Leur volume est dix fois moindre que ceux des secours sur le domaine skiable, mais relève d’une zone de risque bien plus forte, à la différence du domaine skiable qui apparaît très sécurisé.

 

Combien sont facturés les secours sur les pistes de ski ?


Sur le domaine skiable, la gratuité est un lointain souvenir et mieux vaut vérifier sa police d’assurance ou tout simplement souscrire à une assurance journalière lors de l’achat de votre forfait de remontées mécaniques.

Les communes, qui sont responsables de l'organisation des secours sur leur territoire, font le plus souvent appel à des sociétés privées. Elles doivent alors en assumer la charge et ce sont elles qui ont la liberté de fixer le prix de l’intervention, car la loi du 27 février 2002 a supprimé le barème fixe commun à tous les massifs.

Si les pisteurs secouristes sont amenés à intervenir et qu’aucune assurance n’a été souscrite, les frais seront à la charge de l’accidenté. On parle alors de 300 à 500 euros en moyenne pour une intervention en tarif national.

Les tarifs moyens des secours sur les domaines skiables entretenus et balisés :

Environ 50 euros pour les secours à intervenir principalement sur les pistes de luge et sur les bas de piste ou au pied d’une remontée mécanique et comportant des soins légers.
Environ 150 à 200 euros pour les secours à intervenir en zone piste proche.
Environ 340 euros pour les secours à intervenir en zone piste éloignée, généralement plus de 1 km du poste de secours.

 

A combien s'élèvent les frais de secours en dehors des pistes de ski balisées ?


Si votre sortie en ski hors-piste se termine malheureusement par un accident ou une blessure nécessitant l'intervention des secours, sachez qu'il vous en coutera environ 630 jusqu’à 700 euros pour des secours hors-pistes situés dans des secteurs accessibles gravitairement par remontées mécaniques.

Si les secours doivent intervenir dans une zone située dans un secteur éloigné non accessible gravitairement par remontée mécanique et en fonction de certaines spécificités, la facturation se fait généralement sur la base des coûts horaires suivants :

Coût / heure sauveteur en horaire de jour : environ 45 euros
Coût / heure sauveteur en horaire de nuit : environ 75 euros
Coût / heure chenillette de damage : environ 195 euros
Coût / heure remontée mécanique avec le personnel nécessaire à son fonctionnement :  environ 342 euros
Coût / heure scooter, quad ou tout autre véhicule : environ 25 euros
Coût / minute de vol d’un hélicoptère + équipage affrété à une société privée : environ 30 euros

 

Quid des secours en haute montagne ?


Hors des domaines skiables et comme vu en amont, la gratuité est le principe, sauf en ce qui concerne l’intervention du médecin. Celle-ci est couverte en partie par la sécurité sociale, mais sans mutuelle, la part restante peut être très élevée. On parle d’un prix pouvant atteindre 1 500 euros de l’heure. Les 20% restant à la charge du patient peuvent donc représenter une somme conséquente.